Crapule, T1, par Jean-Luc Deglin.

Crapule par Deglin      Après avoir fini L’Arbre aux Morts de Greg Iles, j’ai eu envie de douceur et de légèreté. Quoi de mieux que dévorer Crapule que Florie du blog L’histoire du jour m’a offert dans mon colis de Noël?

       Ce tome 1 raconte l’histoire de Crapule, un petit chat noir, maigre, aux yeux jaunes. Il vit avec une humaine célibataire et tous deux partagent des moments tendres et merveilleux comme des petites contrariétés du quotidien.

    Cet article sera bref, mais riant. Une des premières pages m’a fait frémir. On y mentionne une dame qui laisse un chaton dans un carton une semaine entière, en attendant le retour de sa fille, la future humaine de compagnie de Crapule. Alors, dans la vraie vie, ce serait intolérable. Ici, il faut le prendre au second degré, et ne pas s’attarder dessus. Dans la vie réelle, un animal n’est pas un cadeau qu’on offre sur un coup de tête, mais dans ce petit livre, Crapule fait son trou, et l’humaine ne peut que fondre devant cette boule de poils aussi belle et attachante que coquine et désespérante. La suite fait bien vite oublier ce début somme toute un peu grinçant. Je pense surtout que ce départ permet de nouer une relation spéciale entre l’humaine et Crapule, une sorte d’attraction-répulsion : l’humain qui devient « gaga », consumé d’amour et le chat qui garde de sa superbe. Cela ajoute un petit jeu du chat et de la souris assez savoureux quand on y pense et nous en venons à nous demander qui apprivoise qui. Finalement, sous les gags du quotidien, sous les tranches de vie amusantes, cette bande dessinée nous parle d’amour, de celui qui unit un humain à son animal, et ça fait du bien.

     Élément capital pour moi en bande dessinée : j’adore littéralement le coup de crayon de Jean Luc Deglin. Cette petite Crapule est d’une expressivité sans borne. Nombre de planches montrent à la perfection les ruses de nos amis félins, manipulateurs hors pair pour tenter de s’accaparer le plaid moelleux, le coussin douillet ou tout objet convoité. J’ai adoré le côté prédateur mis en avant lors des chasses aux insectes, l’œil méprisant ou blasé face à son humaine tentant de le déloger, l’air déterminé de celui qui convoite le dîner de l’autre… Avec un style épuré, avec peu de traits, l’auteur parvient à donner vie à Crapule. Il n’en faut pas beaucoup pour l’imaginer à nos côtés, nous poussant d’un petit coup de patte mignon.

       De plus, les bêtises dévoilées page après page sont d’un réalisme total, et si Dame Isis n’accomplit pas tous les forfaits de notre Crapule, force est de constater qu’il y a de vrais points communs! Ce petit livre m’a donc profondément touchée et amusée parce qu’il parle du quotidien avec un chat facétieux. Oui, ce n’est pas toujours une sinécure, oui, un chat se voit souvent comme un tigre… mais oui, ce sont aussi des boules d’amour inconditionnel.

      J’ai eu un vrai coup de cœur pour cette bande dessinée toute douce, mignonne et tendre, ode aux chats et à leurs facéties. Crapule rejoint mes BD préférées et se hisse au rang des Calvin et Hobbes que j’aime tout autant, dans un registre un peu différent. 

3 réponses sur « Crapule, T1, par Jean-Luc Deglin. »

    1. Oh que oui!! J’ai même hâte. Il y a tellement de scènes qui rappellent le quotidien, et où tu te dis « mais ouiiii, Isis fait ça aussi ». Et franchement le trait de crayon rend Crapule terriblement expressive.

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