Les Arbres voyagent la nuit, Aude Le Corff.

Résultat de recherche d'images pour "les arbres voyagent la nuit" Débordée par le travail ces derniers temps, je n’ai pas pu m’occuper beaucoup du blog. J’ai des chroniques BD en retard, et celle-ci aussi. Alors, je lance le rattrapage dès à présent!

  Les arbres voyagent la nuit, est un roman très doux. Comme il est court, je l’ai dévoré et n’ai pas regretté de m’être laissée séduire par ce titre poétique.

    Le résumé est simple : un vieil homme, professeur à le retraire ne cesse de s’interroger sur une fillette de son immeuble. En effet, tous les soirs, la petite Manon file dans le jardin. Sous le bouleau, elle parle aux animaux, aux chats et aux fourmis. L maman de la fillette semble absente depuis quelques temps. Anatole, le vieil homme, finit par l’approcher et bientôt, tous deux cassent leur routine.

      Ce roman raconte la rencontre de deux êtres : une fillette prénommée Manon et un vieil homme, professeur de Lettres, à la retraite : Anatole. Ces deux s’apprivoisent à la manière du renard et du Petit Prince imaginés par Saint Exupéry. Ils se questionnent, se rapprochent et s’éloignent de nouveau, attendant chacun que l’autre soit prêt. Leur rencontre puis leur amitié est particulièrement émouvante, racontée par l’auteur dans un style fluide et limpide, sans niaiserie.

    Vous vous en doutez, la rencontre de ces deux n’est pas anodine : c’est aussi la rencontre de deux souffrances, de deux êtres ébranlés par la vie et qui peinent à s’en remettre. Chacun accompagnera l’autre, l’aidera à se dépasser et à renaître. C’est un des aspects du roman qui m’a le plus touchée : cette entraide muette, inexpliquée, inexplicable et involontaire entre un vieil homme et une enfant, l’amour qui naît sous nos yeux entre ces deux-là.

    Ce duo est bien entendu complété par la présence du père de Manon, devenu l’ombre de lui-même et par la tante de Manon, Sophie, qui achève le tableau : jeune femme étonnante, hors norme, elle est un personnage de notre temps et de notre époque, qui parvient à poser en filigrane la question de l’identité personnelle et de sa construction.

     Une nouvelle routine s’installe pour ce petit monde, organisé autour de l’Absence et autour de stratégies de compensation… jusqu’à une lettre qui bouleverse tout. L’étonnant quatuor se met alors en route pour retrouver Anaïs. Mais que trouveront-ils ? Une maman ? Une autre femme ? Des vérités sur eux mêmes ?

          Ce roman est un véritable coup de cœur pour moi, sans doute à cause du duo Anatole / Manon.  Bref, c’est un roman sans prétention, riche d’amour et de rencontres, rédigé dans un style lumineux et fluide.

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