Delinaël, la dernière chronique d’Olériäm,Walhan.

delinael couverture      J’ai reçu ce roman des éditions Rebelle en avant-première. Le titre, le résumé, la couverture, tout me plaisait au premier abord… Impression confirmée par la lecture, et ce, dès les premières pages.  Petit bonheur supplémentaire, après avoir lu quelques chapitres, je me suis aperçue qu’il pourrait venir compléter mon Pumpkin Autumn Challenge, menu Automne ensorcelant, catégorie : Witches Brew. Parfait!

    Dans un monde où magie, peuples extraordinaires et humains cohabitent, une guerre a permis de vaincre les démons, et la paix règne désormais sur le continent. Isolé du monde, sur une petite île, Delinaël vit paisiblement, au milieu des fermiers. Cet homme sans passé et sans mémoire cache néanmoins d’étranges tatouages, héritage de son autre vie, inconnue. Tatouages qui pourraient bien lui attirer des ennuis… car qui sait le rôle qu’il a joué dans la guerre précédente et/ou ce qu’il a fait dans son ancienne vie? Ce fragile équilibre bascule lorsque le chef de la Guilde des Passeurs, Melanisoheni réalise que Delinaël est en vie…

      Ce roman de fantasy m’a séduite par son univers dense et complet. L’auteur parvient à recréer toute une Histoire et toute une mythologie : les éternels, les dévanns, les calénites, les mages, les flenns… Cet univers foisonnant nous emporte littéralement vers d’autres contrées et les descriptions sont toujours fort à propos pour nous aider à nous immerger dans ce monde. Le rôle de chacune des espèces imaginées est juste, précis et trouve un ancrage et un intérêt dramatique capital : rien n’est laissé au hasard et tout prend sens au moment opportun. Si Delinaël est le personnage clef, l’histoire des dévanns et leur cycle de vie m’a également fascinée, celle des calénites est moins détaillée, et, pour être honnête, je n’aurais rien contre le fait de les retrouver dans un autre roman. Ainsi, il n’y a jamais de sensation de manque dans ce livre si bien que le  lecteur sent toute la cohérence de cet univers.

      J’ai par ailleurs particulièrement apprécié la manière dont l’auteur a travaillé ses personnages. Melanisoheni, rongé par l’ambition et la soif de pouvoir tient son rôle  de bout en bout et ses machinations retorses parcourent l’oeuvre. Delinaël, sa candeur, son courage et son dévouement sont eux-aussi de réels moteurs. Le dévann Lamilès m’a beaucoup touchée par son calme, sa sérénité face aux événements, sa philosophie de vie aussi. Cyrann est une parfaite Milady de Winter tant par sa manière d’opérer que par son dévouement à la Guilde. Bref, nous avons là un réseau de personnages particulièrement savoureux, leurs interactions sont crédibles et finement mises en oeuvre.

     Bien entendu, le vrai héros, Delinaël est le cœur et la clef de l’ouvrage. Si les affrontements existent bien, le roman retrace surtout une quête identitaire. Héros perdu sans sa mémoire, il part à la découverte de lui-même, sur les traces d’un passé qui lui revient par bribes. Une réflexion sur l’être humain innerve dès lors le roman à travers Delinaël, mais aussi à travers Câline : comment se définit notre Moi : Par notre passé -voire par nos erreurs passées- ? Par ce que nous sommes devenus? Par la somme de nos souvenirs? Par ce que nous avons su recréer à partir de nos fêlures? Et c’est là justement une dimension intéressante de l’oeuvre. Nous ne suivons pas juste l’aventure d’un homme, nous assistons à sa reconstruction, à sa renaissance d’une certaine manière. Alors, oui, j’ai effectivement vite compris le lien qui unissait Delinaël et Melanisoheni, j’ai assez rapidement deviné les ruses et subterfuges de l’un. Mais finalement l’intérêt du livre est ailleurs : il se trouve dans l’univers, dans l’émergence d’un Moi, dans l’évolution des personnages.

      Enfin, la prose est ici douce et entraînante. Bien entendu, il y a d’âpres combats, mais rien bascule dans l’excès et la poétique du monde créé associé à une plume efficace et précise nous emporte toujours plus avant. Embuscades, faux-pas, méprises, complots, alliances inattendues, tout s’enchaîne avec une réelle fluidité !

       Vous l’avez sans doute compris, j’ai tout bonnement adoré Delinaël. Dans ce roman, tout est à sa place, savamment orchestré et dosé à la perfection : magie, univers chatoyant, retournements de situations, douceur, réflexion sur l’humain en filigrane. Une pépite à savourer sans modération ! 

 

 

2 réponses sur « Delinaël, la dernière chronique d’Olériäm,Walhan. »

  1. Merci beaucoup pour cette critique qui me rassure sur l’accueil de mon premier roman.
    Et oui, je développerai l’univers à travers de nouvelles chroniques du continent d’Olériäm afin de faire découvrir les différentes cultures et personnalités qui s’y cachent.
    Merci encore!

    Aimé par 1 personne

    1. De rien! J’ai vraiment adoré votre univers, nul doute qu’il saura conquérir le public! Vous pourrez me compter parmi les lecteurs à venir, j’ai déjà hâte d’en savoir plus sur les dévanns, les flenn, les calénites…. 🙂

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