Okko, Le Cycle de la Terre, intégrale volume 2, Hub.

      J’ai découvert cette bande dessinée par hasard dans une toute petite librairie, et sans m’en rendre compte j’ai acheté et lu le tome 2 de l’intégrale. Oui, oui, il faut croire que les vacances ne me réussissent pas tant que ça…

     Dans ce tome, nous suivons Okko, un rônin sans maître et son petit groupe de chasseurs de démons. Groupe hétéroclite et étonnant qui s’étoffe au fil des rencontres. Ensemble, ils voyagent à travers les étendues glacées pour contrecarrer les plans d’un ordre de moines inquiétants, au singulier emblème corbeau. Un emblème que nul ne semble connaître…

      Vous l’aurez compris, lire le tome 2 directement explique certains de mes bémols, même si dans l’ensemble, j’ai pu lire l’histoire sans être vraiment embêtée. Je me suis sentie un peu perdue au milieu de ces personnages que je connaissais peu et qui me semblaient tous étranges et assez peu présentés. Maintenant, je sais pourquoi! L’un de ces personnages m’intrigue beaucoup je dois dire. Il s’agit de Noburo, un géant qui se cache derrière un masque. Ses brèves apparitions, ses étranges capacités, ce masque… tout cela l’auréole de mystère! J’ai également beaucoup aimé le moine Noshin, fantasque et étrange, qui tente de transmettre son enseignement à Tikku, un jeune pêcheur. Le trait rend Tikku et Noshin plutôt sympathiques, ils sont d’une grande jovialité. Okko bien entendu ressemble au chevalier justicier de nos récits du Moyen Age : solitaire, un sens de la Justice très aigu et quelque peu taciturne.

      Les événements relatés dans ce deuxième tome (96 pages, il y en a donc beaucoup!), sont denses. Le début a été un peu déroutant car il s’agissait en réalité du cadre d’un récit enchâssé que nous ne retrouvons qu’à la fin. Une fois ce passage lu, nous arrivons à Okko et à son petit groupe. A partir de là, le récit foisonne : un mort, une enquête, un voyage sans fin dans les étendues glacées à poursuivre un ordre qui semble ne pas exister… jusqu’au moment clef où tout s’éclaire. Alliés étonnants et hauts en couleurs, ruse, combats, embuscades, cruauté des uns, soif de justice des autres, tout est là. Bien entendu, la part belle est faite aux combats dont la violence n’est pas gommée,  comme en atteste Setzuka Bashimon, personnage féminin ayant perdu un bras au champ de bataille.

      De plus, cette bande dessinée parle aussi à notre imaginaire et notre culture. Certains aspect de ce livre m’ont immanquablement fait penser à Game of thrones, avec l’armée des morts qui se met en marche. Même si, fondamentalement, les choses sont ici différentes : pas de marcheur blanc ou de long hiver! Je vous laisse donc découvrir cette manière d’exploiter un élément commun pour en faire autre chose. Je reconnais aussi que pour moi, il y a là un petit accent du Dernier Maître de l’air, dans les capacités des moines, dans l’univers créé…. et cela me plaît bien!

      Enfin, et c’est là un point capital pour une bande dessinée, j’ai apprécié le coup de crayon. Les paysages et les bâtiments mis en scène sont dessinés avec beaucoup de précision, les personnages sont également très travaillés pour mettre en valeur leur individualité. Le trait est toujours précis, dynamique et porteur, ce qui contribue grandement à nous entraîner dans l’histoire.

      En résumé, j’ai beaucoup aimé cette bande dessinée. On y suit une épopée dans les montagnes enneigées aux côtés d’une étrange cohorte aussi étonnante que sympathique. Je pense que je vais me procurer le volume 1!

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