Sentiment 26, Gemma Malley.

Sentiment 26 par Malley      Sentiment 26 était dans ma bibliothèque depuis une éternité… et il m’a soudain fait de l’œil.

     Cette dystopie nous présente une société très structurée:  la Cité, au cœur de laquelle les individus vivent en sécurité, menacés seulement par les Maudits aux portes de la ville. C’est une société basée sur des étiquettes allant de A à E… A pour admirable, E, pour signifier le caractère indésirable. La route pour Evie semble toute tracée, fiancée à Lucas, un jeune homme bien en vue, travaillant pour le gouvernement, sa vie ne saurait qu’être merveilleuse… Et pourtant… Si, sous le vernis des apparences les choses étaient différentes? Pourquoi ces étiquettes et comment le Système établit -il les changements tant redoutés? Pourquoi Evie est-elle tourmentée par ses rêves, par ses sentiments? Vous l’aurez compris, comme souvent dans ce type de récits,  une foule de questions assaille le lecteur.

      Je dois avouer que sur les premiers chapitres, je n’étais pas vraiment convaincue : la romance prenait le pas et, alliée à la mise en place de l’univers, je trouvais que cela manquait de rythme. Puis, les fissures dans la belle carapace de cette Cité sont apparues, les questionnements ont surgi et ma curiosité l’a emporté. A mi- récit, une nouvelle accélération se met en place et nous suivons la quête de vérité des personnages. Cependant, certains renversements de situation sont assez brutaux, les ficelles me semblent un peu grosses, si je puis dire. Malgré tout, l’ensemble fonctionne.

      Contrairement à ce que j’ai craint au début, le roman est finalement assez équilibré entre romance, dystopie et aventure. Les personnages brossés sont nuancés . Lucas agace au début… pour finalement devenir un des personnages les plus intéressants par sa complexité ; Evie, la blanche colombe grandit au fil des pages et s’émancipe tandis que Raffy, l’écorché vif, apprend à se modérer. Les personnages secondaires sont un peu plus caricaturaux comme celui de la mère, le Frère, quant à lui, est détestable de bout en bout, mais à dessein, je suppose.

      Enfin, j’ai apprécié que l’auteur déconstruise les mécanismes d’un Etat totalitaire : terreur, faveurs, mensonges… C’est le plus souvent amené de manière pudique mais glaçante.

       Ainsi, même si je ne suis pas totalement convaincue, ce roman pour adolescents est intéressant. L’intrigue n’est pas neuve bien sûr, mais l’ensemble est plutôt agréable à lire. 

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