Le Songe d’une nuit d’octobre, Roger Zelazny.

Résultat de recherche d'images pour "le songe d'une nuit d'octobre"       Ce roman me semblait étonnant et amusant , un peu décalé, au cœur de mes lectures. Ni une, ni deux, je me suis lancée!

       Étonnant, il l’est sans aucun doute. Il s’ouvre sur un compte à rebours. Le 31 octobre, le portail s’ouvrira et des forces terribles envahiront le monde… Les personnages s’organisent pour assurer la victoire de leur camp : ouvreurs et fermeurs déploient donc leurs préparatifs sous nos yeux, sans que nous ne sachions tout à fait qui tiendra tel ou tel rôle. Au cours du récit, nous découvrons les manigances, les préparatifs, les amitiés, les alliances entre chacun et nous sommes entraînés toujours plus avant! C’est très étrange car nous ignorons presque tout de cette fameuse cérémonie, des règles du Jeu que les personnages évoquent sans cesse, et pourtant, cela ne freine pas la lecture, bien au contraire.

       La narration est d’une fluidité incroyable! Le compte à rebours qui scande le texte n’y est pas pour rien : il nous rappelle l’urgence et nous amène au point d’orgue, ce fameux 31 octobre, à la fois espéré et redouté par les personnages. De plus, tout nous est raconté du point de vue de Snuff, le chien de Jack… et c’est, ma foi, fort agréable! Nous suivons ses suppositions, ses doutes, ses inquiétudes et nous entrons dans son univers… merveilleux et steampunk ! En effet, ce ne sont pas des inconnus anodins qui côtoient notre narrateur à quatre pattes : Le Bon Docteur, alias Frankenstein, le Comte – Dracula- vous l’aurez compris, Jill la sorcière et tant d’autres viennent quitter leur univers habituel et peupler ce roman de manière tout à fait étrange et décalée! Les humains sont accompagnés de familiers qui sont aussi savoureux que leurs maîtres et dont les tribulations sont finalement davantage moteurs dans le récit que les actes de certains humains. Quelle alliance étonnante ! Les familiers prennent l’ascendant sur leur associé humain, du moins un temps.

     Le lecteur averti décèle, sous le vernis amusant et décalé, un véritable jeu de piste intertextuel: les personnages bien entendu, un lien ténu avec L’Etrange histoire de Peter Schlemihl, de Chamisso – avec l’évocation d’une ombre vendue-,  des allusions à des mythes divers… Et, c’est là que le roman m’a perdue. Je crois sincèrement que je suis passée à côté d’une partie de sa saveur par manque de références des univers de Roger Zelazny… et la préface n’a fait que renforcer mes doutes. Du coup, je ressors de cette lecture quelque peu frustrée : il me manque une strate de sens. Quel dommage! 

      Ainsi, Le Songe d’une nuit d’octobre est un bon roman, j’ai passé un agréable moment avec lui, mais je ne suis pas vraiment conquise car je suis quasi certaine d’être passée à côté du cœur de l’oeuvre. 

 

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